

Café des sports
Voix : Suno
Café des Sports est une chanson de bistrot à la fois drôle, tendre et profondément humaine. Dans ce café de village situé face au cimetière, les habitués viennent chercher bien plus qu’un verre : un peu de chaleur, de compagnie et l’illusion que la journée continue malgré le temps qui passe.
Le texte décrit avec affection une galerie de personnages modestes, vieillissants, souvent solitaires, qui trouvent dans le comptoir un refuge contre l’ennui, l’oubli et l’isolement. Entre les parties de loto, les journaux locaux, les nécrologies et les discussions sans importance, se dessine une chronique douce-amère de la vie ordinaire.
L’humour noir est omniprésent, mais jamais cruel. La proximité du cimetière rappelle constamment la fragilité de l’existence, tandis que le bistrot apparaît comme un ultime lieu de sociabilité où les vivants et les morts semblent parfois partager la même clientèle. Le café devient ainsi une métaphore de l’entre-deux : ni tout à fait la vie, ni encore la mort.
Entre réalisme populaire, poésie du quotidien et nostalgie bienveillante, Café des Sports rend hommage à ces lieux qui maintiennent encore un peu de lumière là où l’espoir s’est parfois fait discret.
Une chanson sur les cafés de village, la solitude, l’amitié, le vieillissement et ces petits rituels qui donnent encore du sens aux jours ordinaires.
Les paroles intégrales de la chanson Café des sports sont proposées ici accompagnées de l’enregistrement audio.
Chanson inspirée de la pièce de théâtre Café des sports de Jean-Pierre Martinez
https://jeanpierremartinez.net/cafe-des-sports-la-chanson/
Les paroles de la chanson Un bref instant d'éternité
Les paroles de la chanson
La vie est courte
La mort aussi
On n’a pas le temps de se reposer
Le dernier sommeil
C’est pas le dernier
C’est pas le premier non plus
C’est pas le sommeil éternel
C’est juste une petite sieste
Un bref instant d’éternité
Avant d’autres réveils
Des réveils en sursaut
Des réveils éternels
Jusqu’à la nuit des temps
La vie dure pas longtemps
Quatre-vingt dix printemps
Les premières années
On ne s’en souvient pas
Les dernières années
On ne se souvient plus
On en aurait bien repris
Pour quelques décennies
Histoire de voir grandir
Nos petits enfants
Histoire de voir comment
Le monde se portera
Sans nous
Est-ce qu’on a raté le meilleur
Est-ce qu’on a échappé au pire
L’éternelle jeunesse
On ne voudrait pas mourir.
Quand on est immortel
Est-ce qu’on a un avenir
La fin du monde on s’en fout
On sera pas là pour voir ça
Après nous le déluge
Qui vivra verra
Et qui mourra ne verra pas
Quelques années à essayer
De faire quelque chose de sa vie
Comprendre quelque chose à la vie
Et c’est déjà fini
On n’a pas fait grand chose
Et on n’a rien compris
Les amis qui partent
On les pleure
Les civilisations qui meurent
On les oublie
Un pas en avant
Un pas en arrière
La vie éternelle
Un éternel recommencement
On ne se baigne jamais deux fois
Dans le même fleuve
Surtout quand on n’sait pas nager
On est emporté par le courant
C’est pas la vie qui est trop courte
C’est nous qui sommes trop lents
Pour nager à contre-courant
Futur antérieur
Passé décomposé
Passé imparfait
Futur décomposé
Présent
Un bref instant d’éternité
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