

Au bout du rouleau
Voix : Suno
Au bout du rouleau est une chanson humoristique et mélancolique qui met en scène un écrivain déchu confronté à la panne d’inspiration, au vieillissement et à l’effacement progressif de sa notoriété. À travers une succession d’expressions imagées – être au bout du rouleau, tirer sa dernière cartouche, lever l’ancre, toucher le fond – le texte dresse le portrait à la fois drôle et touchant d’un auteur qui ne parvient plus à écrire.
Entre autodérision et nostalgie, cette chanson explore les angoisses universelles de la création : la peur de la page blanche, le doute artistique, le besoin de reconnaissance et la difficulté d’accepter le temps qui passe. Les références à la machine à écrire, aux journaux disparus et aux écrivains fantômes renforcent l’atmosphère d’un monde littéraire en déclin, tout en offrant une réflexion plus large sur la condition de tout créateur confronté à l’épuisement.
Portée par un humour tendre et grinçant, Au bout du rouleau parle autant de la fin d’une carrière que de la quête obstinée d’un nouveau souffle. Une chanson sur la panne d’inspiration, le syndrome de l’artiste oublié et la fragilité de la réussite.
Les paroles intégrales de la chanson Au bout du rouleau sont proposées ici accompagnées de l’enregistrement audio.
Chanson inspirée de la pièce de théâtre « Au bout du rouleau » de Jean-Pierre Martinez
https://jeanpierremartinez.net/au-bout-du-rouleau/
Les paroles de la chanson Au bout du rouleau
Vous me connaissez, n’est-ce pas ?
On se croisait autrefois…
J’étais un auteur en vue,
Adulé, reconnu…
Hélas je ne suis plus que l’ombre de moi-même,
Les muses m’ont quitté, ma femme a fait de même…
Mon stylo n’a plus d’encre,
J’ai tiré ma dernière cartouche…
Je n’ai plus qu’à lever l’ancre,
Avant que le soleil se couche…
Je suis au bout du rouleau,
De ma machine à écrire,
En vain j’ai cherché mes mots,
Je n’ai plus rien à vous dire…
Je suis au bout du rouleau,
Je n’ai plus rien à écrire,
Mes phrases tombent à l’eau.
À trop taper sur ma machine.
Mes doigts me font souffrir
Je touche au fond… de la piscine.
Sur le bureau les factures s’empilent,
Mon compte en banque est dans le rouge…
De la journée pas un seul coup de fil,
Je me resers un verre de rouge…
De ma gloire passée il ne me reste plus,
Que des souvenirs un peu diffus…
Dans un tiroir quelques photos jaunies,
De journaux qui n’existent plus aujourd’hui…
Je suis au bout du rouleau,
De la machine à écrire,
En vain j’ai cherché mes mots,
Je n’ai plus rien à vous dire…
Je suis au bout du rouleau,
Je n’ai plus rien à écrire,
Mes phrases tombent à l’eau.
À trop taper sur ma machine.
Mes doigts me font souffrir
Je touche au fond… de la piscine.
Au bout du rouleau…
Je cherche un autre moi…
Qui écrirait ma vie à ma place…
Un alter ego qui me remplace,
Mais qui n’ait pas trop d’égo…
Cherche écrivain fantôme,
Pour écrire le chef-d’œuvre…
Qui me remettrait sur les rails,
Avant que tout à fait je ne déraille…
Mais où trouver un tel gogo… ?
Je suis au bout du rouleau,
De la machine à écrire,
En vain j’ai cherché mes mots,
Je n’ai plus rien à vous dire…
Tout au bout du rouleau,
Je n’ai plus rien d’un héraut,
et même pour dire tchao,
Je ne trouve plus mes mots…
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