

Déjà vu
Voix : Suno
Avec Déjà vu, Jean-Pierre Martinez propose une réflexion poétique sur le temps, la mémoire et l’étrange familiarité du quotidien. Le narrateur a l’impression que tout se répète : les visages, les gestes, les nouvelles, les conversations, les rêves eux-mêmes. Même l’avenir semble déjà écrit.
La chanson s’appuie sur l’expérience universelle du « déjà-vu », ce moment fugace où le présent paraît être le souvenir d’un passé indéfinissable. Mais elle dépasse rapidement le simple phénomène psychologique pour aborder des questions plus profondes : le destin existe-t-il ? Sommes-nous libres ou condamnés à rejouer les mêmes scénarios ? Le temps avance-t-il réellement ou tourne-t-il en rond ?
L’écriture multiplie les images circulaires : disque vinyle, spirale, refrain, retour à la maison. La vie apparaît comme une mélodie dont nous reconnaissons parfois quelques notes sans parvenir à nous rappeler l’ensemble de la partition.
Le texte emprunte autant à la philosophie qu’à la poésie. On y retrouve des échos de l’idée de l’éternel retour, des réflexions sur la mémoire et sur notre tendance à construire du sens dans les coïncidences du quotidien. Mais ces thèmes restent accessibles grâce à un ton léger, teinté d’humour discret et d’autodérision.
Portée par une ambiance jazz douce et contemplative, la chanson oscille entre mélancolie et émerveillement. Elle nous rappelle que la vie est peut-être moins une ligne droite qu’une série de variations autour des mêmes thèmes, comme un standard de jazz que chaque génération réinterprète à sa manière.
Les paroles intégrales de la chanson Déjà vu sont proposées ici accompagnées de l’enregistrement audio.
Chanson inspirée de la pièce de théâtre Déjà vu de Jean-Pierre Martinez
Les paroles de la chanson Déjà vu
J’ai croisé ce matin dans le miroir
Quelqu’un que j’avais déjà vu quelque part
Il m’a souri en coin, et il a passé son chemin
Le rêverai-je encore demain
Rien de nouveau sous le soleil
À part la météo.
C’est pas le pays des merveilles
Rien ne change, même décor
Sauf la mode, et encore
La mode est au rétro
La nuit c’est les mêmes rêves
Je me lève, le petit déj
C’est encore la même chose
La même tasse ébréchée
C’est pas la vie en rose
Mêmes nouvelles dans le journal
Mêmes films à la télé
Mêmes chansons à la radio
Les brèves de bistrot
Les cafés philo
Les conversations météo
Même quand y’a du nouveau
J’ai du mal à y croire
Je connais la fin de l’histoire
J’ai déjà lu le scénario
Déjà vu, déjà vécu
Déjà venu, déjà connu
C’est quoi ce sentiment
De passé au présent
Cette impression que l’avenir
On ne fait qu’y revenir
Comme un disque la vie tourne
Comme une valse
En cercles concentriques
En spirale
De plus en plus petits
Jusqu’à ce point final
Où tout déraille
C’est le disque qui tourne
Le saphir reste immobile
Les diamants sont éternels
Ce qui s’raye, c’est le vinyle
Paraît que l’histoire bégaie
Moi c’est ma vie
Mon avenir est écrit
Dans les livres d’histoire
Comme dans les rêves
Le temps ne s’écoule pas
Il s’empile, se répète
Et ça n’en finit pas
Quelle est cette obsession
D’un futur antérieur
Cette étrange sensation
D’avoir été là, déjà
Mais ailleurs
Le hasard est une illusion
Il nous prend par la main
Un bandeau sur les yeux
Pour nous ramener vers demain
On croit voyager
Vers de nouveaux horizons
On rentre juste à la maison
Le temps est une chanson
On ne se souvient que du refrain
Les paroles on les oublie
On ne connaît plus la fin
Ce refrain qui revient
L’ai-je déjà entendu
On ne se souvient de rien
Juste d’avoir vécu
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