

Embouteillage boulevard des allongés
Voix : Suno
Embouteillage boulevard des Allongés est une chanson humoristique qui part d’une situation parfaitement absurde mais pourtant inspirée de faits réels : un cimetière saturé où il devient difficile, voire impossible, de trouver une place pour les nouveaux arrivants.
À travers cette prémisse burlesque, la chanson s’amuse de notre rapport à la mort, à l’administration et aux traditions funéraires. Comme souvent, la bureaucratie tente de résoudre l’insoluble avec des règlements aussi inutiles que cocasses : puisqu’il n’y a plus de place au cimetière, autant interdire aux habitants de mourir.
Derrière l’humour noir se cache une réflexion plus profonde sur la place des morts parmi les vivants, sur l’occupation de l’espace et sur les nouvelles façons d’envisager la fin de vie. Le narrateur imagine alors avec malice des alternatives plus écologiques et conviviales que les cimetières traditionnels, jusqu’à rêver de finir en compost dans un jardin partagé.
Entre satire administrative, philosophie populaire et célébration du cycle naturel de la vie, Embouteillage boulevard des Allongés transforme un sujet funèbre en hymne joyeux à la continuité du vivant.
Une chanson drôle et décalée sur les cimetières, la mort, les traditions funéraires, l’écologie et l’art de rire des sujets les plus sérieux
Les paroles intégrales de la chanson Embouteillage boulevard des Allongés sont proposées ici accompagnées de l’enregistrement audio.
Chanson inspirée de la pièce de théâtre Embouteillage boulevard des Allongés de Jean-Pierre Martinez
https://jeanpierremartinez.net/embouteillage-boulevard-des-allonges/
Les paroles de la chanson Embouteillage boulevard des allongés
Dans mon village autrefois
On vivait bien tranquille ma foi
On partait quand sonnait l’heure
Rejoindre sa dernière demeure
Il est banal notre cimetière
Il n’a rien d’extraordinaire
C’est pas le cimetière du Père Lachaise
C’est pas le cimetière américain
C’est pas non plus le cimetière marin
Il n’a pas vue sur la mer
Mais on y respire le bon air
Qu’elle était verte ma vallée
Mais c’est bien dur à avaler
Hélas depuis l’année dernière
Il n’y a plus de place au cimetière
On a vendu la dernière demeure
Y’a plus de place même pour un squatter
Où est-ce qu’on va quand on est mort
Je parle pas de votre âme, ça passe encore
Je parle de la bière après la levée du corps
Cimetière complet, c’est un peu fort
Faut qu’une place se libère
Mais c’est long la mort, comment faire
Quand on est mort c’est éternel
Les concessions c’est perpétuel
Je me sens pas bien, ce matin
Je crois que c’est le début de la fin
J’ai nulle part où aller
Si jamais je meurs demain
Aux grands morts, les grands moyens
Par arrêté municipal
Le maire a pris une décision
C’est écrit dans le journal
Il est interdit de mourir
Jusqu’à nouvel ordre
Tout fauteur de désordre
Sera condamné à l’exil
Je ne vais quand même pas faire
Le cimetière buissonnier
Que celui qui n’a jamais péché
Me lance la première bière
En attendant je vais rester vivant
C’est plus prudent
Y’a plus de place au cimetière
Ni pour les croix de bois
Ni pour les croix de fer
Si je meurs j’irai pas en enfer
C’est interdit pas la loi
Je demande pas le paradis
Je veux juste rester chez moi
Dans mon village
Y’a un jardin partagé
Je me verrais bien finir
En compost dans le potager
Tous mes amis, mes potes âgés
Viendraient me voir tous les matins
Au lieu d’une fois par an à la Toussaint
Au lieu d’amener des fleurs, ils repartiraient
Avec des tomates, des courgettes et des navets
Y’a plus de place au cimetière
Même dans la fosse commune
Après tout c’est tant mieux
Faisons contre mauvaise fortune
Bon cœur, et grâce à Dieu
Vive la mort, vive la vie, vivent les potagers
Et vivent les cimetières partagés
Vous pouvez écouter librement cette chanson sur ce site. Pour toute autre utilisation, contactez Jean-Pierre Martinez via le formulaire du site.



