
Happy Hour est un reggae ironique et mordant qui tourne en dérision notre rapport au travail, au temps libre et à la quête du bonheur. La chanson décrit le quotidien de millions de salariés qui attendent avec impatience le vendredi soir comme d’autres attendaient autrefois la délivrance ou la rédemption.
À travers la métaphore de la prison, le bureau devient une cellule moderne éclairée au néon, tandis que le week-end apparaît comme une permission de sortie accordée à des détenus volontaires. Entre pizza, télévision, alcool et congés payés, le texte s’interroge avec humour sur la place réelle de la liberté dans nos existences.
La chanson pousse progressivement l’absurde jusqu’à évoquer la retraite, les pompes funèbres et même le paradis, suggérant que toute la vie pourrait n’être qu’une succession de libérations provisoires avant la dernière. Derrière les plaisanteries se cache une critique douce-amère de la société du travail et de notre tendance à reporter le bonheur à plus tard.
Un reggae drôle et lucide sur les semaines qui n’en finissent pas, les week-ends trop courts et l’art de survivre jusqu’au vendredi soir.
Les paroles intégrales de la chanson Happy Hour sont proposées ici accompagnées de l’enregistrement audio.
Chanson inspirée de la pièce de théâtre Happy Hour de Jean-Pierre Martinez
https://jeanpierremartinez.net/happy-hour/
Les paroles de la chanson Happy Hour
Toute la semaine au bureau
On s’éclaire au néon
On regarde même pas la météo
Quand on est en prison
Qu’il pleuve ou qu’il fasse beau
Au zonzon, y’a pas de saisons
Le soir on rentre chez soi
En liberté surveillée
Il fait déjà nuit
Quelle que soit la saison
On n’a qu’une envie
Commander une pizza
Quatre fromages, quatre saisons
Allumer le gaz et la télé
En finir, devant Arte
Heureusement quatre fois par mois
Et même cinq parfois
Au boulot comme à l’école
On nous libère sur parole
Dieu merci, c’est vendredi
On a éteint les ordinateurs
On les rallumera que lundi
Mais pour l’heure, c’est happy hour
Libres de faire ce qu’on veut
Pendant quarante-huit heures
C’est pas vraiment le bonheur
C’est le salaire de la peur
Se repointer au chagrin
Le lundi à huit heures
Moi ça va, toi ça va
Comme un lundi matin
En attendant l’été
S’engager sur l’honneur
À se constituer prisonnier
Le premier septembre de bonne heure
Après nos congés payés
Heureusement, il nous reste l’alcool
C’est moins cher que le pétrole
L’ébriété n’est pas interdite
Elle est même conseillée
Pour combler le déficit
Dieu merci, c’est vendredi
On a rangé les vapoteurs
On fumera des pétards jusqu’à lundi
Mais pour l’heure, c’est happy hour
Thank’s God It’s Friday
Même pour les céréales killers
Vous reprendrez bien une bière
C’est happy hour
Deux cercueils pour le prix d’un
L’heure de la retraite a sonné
Aux pompes funèbres aussi c’est happy hour
Un pot de départ et on vous souhaite beaucoup de bonheur
Si vous avez une bonne assurance… décès
Dieu merci, je suis mort un vendredi.
J’ai deux places pour le paradis.
Vous pouvez écouter librement cette chanson sur ce site. Pour toute autre utilisation, contactez Jean-Pierre Martinez via le formulaire du site.




