

La Corde
Voix : Suno
La Corde est une chanson française philosophique qui explore l’un des plus anciens dilemmes moraux : jusqu’où peut-on aller pour combattre l’injustice ? À travers l’image simple et puissante d’une corde tendue à un tyran en danger, le texte interroge la responsabilité individuelle face au mal, le devoir de désobéissance et les limites de la justice.
La chanson confronte plusieurs figures de conscience : le médecin, le prêtre, le citoyen, le juge, le résistant. Tous sont confrontés au même vertige moral. Faut-il respecter la loi lorsqu’elle devient injuste ? Faut-il protéger un secret lorsqu’il peut conduire à un crime ? Faut-il sauver un bourreau au nom de principes universels ou accepter sa disparition au nom des victimes ?
Sans jamais apporter de réponse définitive, le texte met en tension justice, pardon, vengeance, devoir et responsabilité. Il rappelle que certaines décisions ne se résument jamais à une opposition entre le bien et le mal, mais à un choix douloureux entre plusieurs formes de culpabilité.
Une chanson sur la tyrannie, la résistance, le courage moral et ces questions auxquelles chaque génération doit répondre à son tour.
Les paroles intégrales de la chanson La Corde sont proposées ici accompagnées de l’enregistrement audio.
Chanson inspirée de la pièce de théâtre « La Corde » de Jean-Pierre Martinez
https://jeanpierremartinez.net/la-corde/
Les paroles de la chanson La Corde
Le son du silence
Est parfois si assourdissant
Couvrant les cris sous la violence
Au fond des geôles des tyrans
Se taire c’est alors se faire complice
Mais se taire c’est parfois résister
Ne pas dénoncer
Et ne pas dire c’est parfois agir
La parole est une arme
À double tranchant
Mentir par omission
Et trahir ses serments
Ou bien faire son métier
Avant d’aller se coucher
La conscience en repos
Et honneur au drapeau
Obéir à la loi
Même quand elle est injuste
Ou bien commettre un crime
Ya-t-il des crimes justes
Lancer une corde a un tyran qui se noie
Est-ce un acte de foi
Le laisser se noyer est-ce un crime de sang
Quand les bourreaux deviennent victimes ont-elles encore des droits
Quand prévenir c’est guérir, se taire c’est assassiner
Peut-on vraiment être un héros quand on ne prend aucun risque
Tisser la corde du pendu est-ce vraiment le tuer
Tirer le tabouret est-ce un geste héroïque
Le médecin et le prêtre sont tenus au secret
Mais parler est-ce un crime
Quand trahir peut empêcher un crime
Ne pas faire son devoir c’est parfois un devoir
Faut-il parler, faut-il se taire
Faut-il tuer ou laisser faire
Croix de bois, croix de fer
Si je ne mens pas irais-je au paradis
Lancer une corde a un tyran qui se noie
Est-ce un acte de foi
Le laisser se noyer est-ce un crime de sang
Quand les bourreaux deviennent victimes ont-elles encore des droits
Tendre une corde au tyran
Pour le pendre au lampadaire
On ne condamne pas un tortionnaire
Il a déjà choisi son nœud coulant
Sans foi ni loi passer la corde au cou de ceux
Qui ont abjuré l’Homme en eux
Ou bien juger
Laisser la place au repentir
Et au pardon
Choisir la mort pour laisser vivre les innocents
Ou laisser vivre les bourreaux et les tyrans
Lancer une corde… ou pas
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