

Le Comptoir
Voix : Suno
Le Comptoir est une chanson française empreinte d’humour, de nostalgie et d’autodérision qui évoque l’univers des cafés populaires, aujourd’hui profondément transformés par les évolutions de la société. Derrière le comptoir, les cendriers débordants, les cigarettes consumées et les discussions sans fin appartiennent désormais à un monde en voie de disparition.
À travers les souvenirs d’un habitué des bars, la chanson explore la relation ambiguë que nous entretenons avec nos habitudes, nos addictions et les lieux qui accompagnent nos vies. Les cigarettes, le café, les comptoirs et les serveurs deviennent les symboles d’une époque où l’on passait plus de temps à refaire le monde qu’à surveiller sa santé.
Entre mélancolie légère et humour grinçant, Le Comptoir raconte aussi le vieillissement, la prise de conscience du temps qui passe et ces résolutions éternellement repoussées au lendemain. Une chanson sur les cafés de quartier, la nostalgie des bars enfumés et les petites dépendances qui jalonnent une existence.
Les paroles intégrales de la chanson Le Comptoir sont proposées ici accompagnées de l’enregistrement audio.
Chanson inspirée de la pièce de théâtre « Le Comptoir » de Jean-Pierre Martinez
https://jeanpierremartinez.net/le-comptoir/
Les paroles de la chanson Le Comptoir
Au comptoir des fumeurs dissipés
Auprès d’un parisien froissé
Une blonde, une brune sur le zinc écrasées
Du tabac froid racontent encore l’odeur
J’ai trop rempli les cendriers
Le jour la nuit jusqu’a pas d’heure
Dans tous les bars du quartier
Sans jamais trouver le bonheur
J’ai plus vingt ans j’commence à tousser
Et sans vouloir jouer les Cassandre
J’veux pas finir en tas d’cendres
Demain j’arrête de fumer
Les volutes ne sont plus que vapeurs
Aux sifflements d’un italien percolateur
De la main du serveur dans une tasse allongé
Un grand noir remplace un petit blanc
J’ai trop rempli les cendriers
Le jour la nuit jusqu’a pas d’heure
Dans tous les bars du quartier
Sans jamais trouver le bonheur
J’ai plus vingt ans j’commence à tousser
Et sans vouloir jouer les Cassandre
J’veux pas finir en tas d’cendres
Demain j’arrête de fumer
On ne peut plus fumer nulle part
Même à la Toussaint dans les cimetières
Il ne faut plus mégoter, même au bar
Fumer n’est plus un jeu de plein air
J’ai trop rempli les cendriers
Le jour la nuit jusqu’a pas d’heure
Dans tous les bars du quartier
Sans jamais trouver le bonheur
J’ai plus vingt ans j’commence à tousser
Et sans vouloir jouer les Cassandre
J’veux pas finir en tas d’cendres
Demain j’arrête de fumer
On a revendu les cendriers
Enfin on peut toujours picoler
Mais si tu tiens à ta santé
Reste le goût amer du café
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