

Réveillon à la morgue
Voix : Suno
Réveillon à la morgue est une chanson française mêlant humour noir, fantastique et romance improbable. Le soir de Noël, un employé de l’Institut médico-légal assure sa garde de nuit entre les tiroirs réfrigérés, les appels de sa mère et la perspective peu réjouissante d’un réveillon en solitaire. Jusqu’au moment où une mystérieuse apparition vient bouleverser sa nuit.
Entre fantaisie macabre et comédie sentimentale, la chanson joue avec les frontières entre la vie et la mort, le rêve et la réalité, Éros et Thanatos. Le décor lugubre de la morgue devient paradoxalement le théâtre d’une histoire tendre et décalée où l’amour surgit là où personne ne l’attend.
À travers ses jeux de mots, ses situations absurdes et ses références à Noël, aux fantômes et aux repas de famille, Réveillon à la morgue célèbre avec humour la capacité de l’imagination à transformer la solitude en aventure extraordinaire. Une chanson qui rappelle que les plus belles rencontres peuvent parfois naître dans les endroits les plus inattendus.
Les paroles intégrales de la chanson Réveillon à la morgue sont proposées ici accompagnées de l’enregistrement audio.
Chanson inspirée de la pièce de théâtre « Réveillon à la morgue » de Jean-Pierre Martinez
https://jeanpierremartinez.net/reveillon-a-la-morgue-la-chanson/
Les paroles de la chanson Réveillon à la morgue
C’est pas encore le bout de la nuit
À l’Institut médico-légal
Je commence à avoir la dalle
Je n’ai rien bouffé depuis midi
Passer le réveillon à la morgue
Je vais rater la messe de minuit
J’aime bien ça moi les grandes orgues
Mais je suis de garde coincé ici
Dehors y’a du brouillard
Au moins ici on est au chaud
Je rêvasse derrière mon bureau
Faudrait que j’arrête les pétards
Le téléphone me réveille en sursaut
C’est ma mère oui allô
Elle me parle de viande froide et d’escargots
Je lui dis que j’ai ce qui faut
Un réveillon à la morgue
C’est toujours mieux qu’un repas de famille
Et puis moi les grandes orgues
Je préfère encore en enfer qu’avec une belle-mère
Au moins avec ceux qui sont là
Ça risque pas de finir en pugilat
Les cadeaux ne font plaisir
Qu’à ceux qui les donnent
Mais avant que minuit sonne
Moi j’risque pas d’mourir de rire
Et merde une panne d’électricité
Me voilà dans le charbon
C’est le compteur qu’a disjoncté
Moi aussi je pète les plombs
La lumière revient, j’crois rêver
Devant moi dans un courant d’air
Un fantôme dans un suaire
Une femme, un mystère
Elle me dit avoir oublié
Jusqu’à son propre nom
J’ose à peine lui parler
Tu parles d’une résurrection
On badine, on fait connaissance
Et si c’était mon jour de chance
Et ma mère qui voudrait me caser
Si je lui ramène un macchabée
Un réveillon à la morgue
C’est toujours mieux qu’un repas de famille
Et puis moi les grandes orgues
Je préfère encore en enfer qu’avec une belle-mère
Je m’en souviendrai de ce réveillon
C’est pas une femme, c’est une apparition
Entre Éros et Thanatos
Je tombe amoureux d’un tas d’os
Encore bien en chair, sourire charmant
Un cœur battant sous un drap blanc
Elle se remet un coup de rouge
Je m’en ressers un, aussi
Blanc sur rouge, rien ne bouge
Je crois que je lui plais aussi
La ville entière est en liesse
Elle irait bien faire un tour
Mais comment afficher son amour,
Avec un mort vivant… même en laisse
Minuit va bientôt sonner
Va-t-elle partir en fumée
Comme Cendrillon dans le cendrier
Faut vraiment que j’arrête de fumer
Minuit passé je me réveille
Mes invités du réveillon
Sont toujours là dans leur tiroir.
Je reviens de l’autre côté du miroir
Un réveillon à la morgue
C’est toujours mieux qu’un repas de famille
Et puis moi les grandes orgues
Je préfère encore en enfer qu’avec une belle-mère
Je m’en souviendrai de ce réveillon
C’était pas une femme, c’était une apparition
Entre Éros, Thanatos et un tas d’os
Je ne me suis jamais senti aussi vivant
Comme au retour d’un voyage de noces
Deux cœurs battants sous un drap blanc
Vous pouvez écouter librement cette chanson sur ce site. Pour toute autre utilisation, contactez Jean-Pierre Martinez via le formulaire du site.



